Rupture conventionnelle : et hop, on antidate tout
par Yves Nicol, avocat Lyon - Licenciement - Lien permanent
La rupture conventionnelle du contrat de travail donne lieu, une fois signée par les parties, à un délai de rétractation de 15 jours.
Le salarié qui a signé peut donc se rétracter dans ce délai. S'il le fait, il n'y a aucune rupture et le contrat de travail se poursuit.
Ce n'est qu'à l'issue de ce délai de 15 jours que le document est adressé à l'Administration (Direction départementale du travail) pour homologation.
Je constate que dans presque tous les cas, le document dupture conventionnelle est antidaté de 15 jours au moment de sa signature.
Ex : le salarié signe le 15 juin 2009 une rupture conventionnelle datée du 1er juin.
Il n'y a ainsi plus de délai de rétractation possible...Ceci sous prétexte de gagner du temps.
Ainsi, on reprend bien vite les bonnes vieilles méthodes, système D, qui avaient fait leurs preuves : vrai-faux licenciement pour faute, licenciement avec scénario inventé, ensemble de la procédure de licenciement antidatée....etc
La rupture conventionnelle était sensée donner un cadre légal à certaines ruptures d'un commun accord et donner de nouveaux outils aux salariés comme aux entreprises.
Mais je constate sans cesse qu'en général , le salarié n'a pas le choix. On est loin d'une rupture d'un commun accord.
Pour ceux qui ne seraient pas convaincus, lire ICI et puis lire LA





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un commentaire
chassons le naturel, il revient au galop, une formule qui convient bien à cette situation me semble t'il