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Dans au moins la moitié des cas, mais je pense plutôt deux cas sur trois, chaque rupture conventionnelle est en réalité un licenciement, qui est travesti, sans qu'il y ait véritablement de réel consentement du salarié à la base.

Dans tous les cas que je rencontre, il y a à la base une décision de l'employeur de se séparer d'un salarié et de rompre le contrat de travail. Cette décision relève d'ailleurs totalement du pouvoir de direction de l'employeur et c'est son droit le plus strict.

Là où est le problème, c'est que pour éviter un licenciement, et son cortège de difficultés, on propose au salarié une rupture conventionnelle. "C'est ça ou un licenciement".

- l'employeur évite ainsi de motiver son licenciement précisément,

- le salarié, du coup, ne se sent plus "licencié"; Psychologiquement, c'est moins dur à vivre et les choses seront plus faciles à justifier dans le cadre de sa recherche d'emploi.

On se met évidemment souvent d'accord sur une indemnité, dans le cadre de la rupture conventionnelle, mais il n'en demeure pas moins qu'il ne s'agit pas vraiment d'une rupture d'un commun accord.

Dans les cas dont je parle, qui sont à mon avis les plus nombreux, il n'y a ni consentement ni commun accord au départ. Il y seulement, au final consentement et accord du salarié à en finir de cette façon, plutôt que d'être licencié.

Est-ce là la simplification du droit du travail, qui avait été annoncée ?

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