Tout salarié licencié pour motif économique peut bénéficier pendant un an à compter de la rupture d’une priorité de réembauchage à condition d'en faire la demande.

Lorsque le licenciement pour motif économique donne lieu à l'acceptation de la CRP (convention de reclassement personnalisé) par le salarié, cela ne change strictement rien. Le salarié bénéficie des mêmes droits.

Le salarié doit en faire la demande

Pour pouvoir en bénéficier, le salarié licencié pour motif économique doit impérativement faire valoir ce droit par écrit à son ex-employeur dans les 12 mois qui suivent la date de la rupture du contrat de travail.(c'est à dire dans les 12 mois qui suivent la fin du préavis)

Cette priorité est valable un an à compter de la rupture

Si un poste compatible avec la qualification du salarié est vacant dans l'entreprise, le salarié devra être embauché prioritairement.

Le salarié sera informé par l’employeur de tous les postes disponibles et compatibles avec sa qualification.

Si, durant cette période, le salarié acquiert une nouvelle qualification, il pourra en informer l’employeur afin de bénéficier de la priorité au titre de ses nouvelles compétences.

L'employeur doit respecter cette obligation

Si l’employeur ne mentionne pas la possibilité de bénéficier de cette priorité dans la lettre de licenciement : le salarié, pourra alors en demander la réparation devant le Conseil de Prud’hommes.

Si l’employeur ne respecte pas la priorité de réembauche (non proposition d’un poste disponible, défaut de réponse à une demande de réembauchage) : le Code du travail prévoit, pour le salarié, une indemnité correspondant à minimum 2 mois de salaire. (s'il a 2 ans d’ancienneté et que l’entreprise compte plus de 11 salariés. Attention, si ce n’est pas le cas, l’indemnité sera calculée en fonction du préjudice subi)