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Contentieux prud'hommes - Droit social - Droit du travail

Vendredi 10 Septembre 2010
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16 mar. 2010

Période d'essai et renouvellement

Les nouvelles dispositions légales (article L. 1221-23 du Code du travail) limitent le durée de la période d'essai à deux mois pour les employés et ouvriers, trois mois pour les agents de maîtrise et les techniciens, quatre mois pour les cadres.

Antérieurement, la situation était différente : la période d'essai des cadres étaient ainsi en général de 3 mois + renouvellement soit 6 mois.

Aujourd'hui, ce n'est plus possible de cette façon : deux conditions doivent être remplies pour qu'un renouvellement soit possible.

Un accord de branche étendu doit permettre le renouvellement

C'est à dire un texte négocié par les partenaires sociaux de la branche à laquelle appartient l'entreprise (chimie, métallurgie...). C'est à dire la Convention collective pour faire simple. Ce texte doit ensuite faire l'objet d'un arrêté d'extention par le Ministre pour être étendu.

Et si la convention collective prévoyait antérieurement le renouvellement 3 + 3 pour un cadre ?

Dans ce cas, la période d'essai sera de 4 mois, avec un renouvellement possible de 3 mois maximum. (position de la Direction Générale du travail).

Le contrat de travail doit stipuler expressément la possibilité de renouveler cette période d'essai.

Lorsque le contrat de travail prévoit le renouvellement possible mais qu'aucun accord de branche n'existe, alors la clause du contrat de travail est nulle. Aucun renouvellement n'est possible.

Pour renouveler, il faut l'accord du salarié

Très important : lorsque le renouvellement est possible, il faut impérativement un accord exprès des parties.

C'est à dire que le salarié doit signer la lettre de renouvellement en formalisant son accord en toutes lettres. S'il signe simplement avec par exemple la mention"reçu ce jour", il ne s'agit pas d'un accord, mais seulement d'un accusé réception de la lettre. Dans cette situation, le renouvellement serait nul d'après la jurisprudence.

Cela signifie que si l'employeur met fin à la période d'essai après ce pseudo-renouvellement, il s'agit en réalité d'une rupture qui pourra être requalifiée en licenciement abusif...

Par conséquent, afin d'éviter les surprises, il est nécessaire de bien clarifier les choses.

23 sept. 2009

Période d'essai : durée et renouvellement

La durée de la période d'essai ne peut dépasser deux mois pour les ouvriers et les employés, trois mois pour les agents de maîtrise, quatre mois pour les cadres. ceci résulte des nouvelles dispositions légales (loi du 25 juin 2008). Le Code du travail le précise, article L.1221-19.

Nombreux sont ceux qui pensent que pour un cadre, la durée de la période d'essai est de 3 mois renouvable.

Mais pas du tout : c'est 4 mois et ce n'est pas renouvelable en principe, si on s'en tient à la loi.

Seul un accord national de Branche peut prévoir le renouvellement possible de 4 mois supplémentaires, soit 8 mois au total maximum. Il faudra donc voir au cas par cas, dans chaque Branche professionnelel (voir la Convention Collective) si un tel accord a été conclu ou non.

Si la convention collective prévoyait initialement 3 + 3 pour un cadre?

Alors le renouvellement sera toujours possible, mais de 3 mois seulement. Pas de 4 mois.

En second lieu, le contrat de travail doit prévoir expressément le renouvellement possible. Il doit s'agir d'une possibilité et en aucun cas d'une mesure automatique.

Enfin, le renouvelelment doit donner lieu à un écrit formalisant l'accord des parties. A mon sens, ce n'est donc pas un courrier informatif de l'employeur expliquant au salarié que sa période d'essai est renouvelée.

Une rupture de période d'essai peut être abusive; Dan scette hypothèse, il s'agirait d'un licenciement. Pour plus de détail, lire ICI.

Par ailleurs, jusqu'à quelle date peut-on rompre une période d'essai? La question paraît curieuse? Lire ICI

10 juil. 2009

Rupture de période d'essai abusive

L'employeur peut-il rompre la période d'essai quel que soit le motif ? Exemple : un motif économique car l'entreprise se trouve en grave difficulté, vient de perdre un gros client...etc Ou bien tout simplement en raison d'une réorganisation interne ayant pour conséquence la suppression du poste ...

S'il est vrai que le motif de la rupture n'a pas à être formulé par écrit dans la lettre de rupture de période d'essai, la loi du 25 juin 2008 confirme que la période d'essai a pour seul objet d'évaluer les compétences du salarié dans son emploi.

Il existe également des décisions de justice en ce sens depuis 2007.

Par conséquent, une rupture de période d'essai ne peut être utilisée comme une souplesse de gestion.

Il s'agirait d'un détournement frauduleux de la finalité de l'essai et cette rupture pourrait être requalifiée en licenciement abusif devant le Conseil de prud'hommes.

Sources : Code du travail, articles L.1221-19 à L.1221-26 ; Cour de Cassation 20 novembre 2007, n°06-41212;

Sur la période d'essai, lire également ICI

28 mai 2009

Lettre de licenciement : date d'envoi ou date de présentation du recommandé ?

Lorsque l'employeur adresse une lettre de licenciement à un salarié, quelle date doit-on retenir pour marquer la rupture du contrat de travail : la date d'envoi du recommandé ou bien la date de réception ?

Cela peut faire une différence de plusieurs jours. Et ce n'est pas sans incidence s'il s'agit d'un licenciement pour faute grave, sans préavis.

Dans un arrêt très récent, en date du 6 mai 2009, la Cour de Cassation confirme que la rupture du contrat de travail intervient au jour de l'envoi de la lettre recommandée.

A noter qu'en cas de rupture de période d'essai par l'employeur, ce point peut être très important : en effet, cela signifie que l'employeur peut rompre la période d'essai le dernier jour, même si la lettre de rupture est présentée au domicile du salarié après le terme de la période d'essai.

Source : Cass.soc, 6 mai 2009, n°08-40.395

28 avr. 2009

La durée de la période d'essai des cadres : nouveaux points à connaître

Les règles relatives à la période d'essai ont été énormément modifiées par la loi du 25 juin 2008. La durée de la période d'essai des cadres est désormais fixée à 4 mois, trois mois pour les agents de maîtrise, deux mois pour les employés.

Ces dispositions s'appliquent depuis l'entrée en vigueur de la loi lorsqu'il n'existe pas de convention collective dans l'entreprise.

En effet, les conventions collectives prévoyaient en général systématiquement une durée plus courte (ex : 3 mois pour les cadres) mais renouvelable. Au total, c'était donc plus long.

Les parties qui concluent un contrat de travail doivent donc absolument connaître ces nouveautés.

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09 janv. 2009

Jusqu'à quand la période d'essai peut-elle être rompue ?

Evidemment, on aura tendance à dire : jusqu'à la fin de la période d'essai, la rupture est possible...

Mais si la période d'essai se termine, par exemple, le 20 janvier, et que la lettre de rupture est adressée en recommandé le 20 janvier, mais reçue seulement le 21....

La rupture de la période d'essai est-elle régulière ou hors délai ?

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09 janv. 2009

La rupture de la période d'essai : nouvelles dispositions légales

La loi du 25 juin 2008 a établi de nouvelles règles concernant la rupture de la période d'essai. Ces règles sont applicables à tous les contrats de travail conclus à compter du 27 juin 2008.

Il s'agit notamment d'un délai de prévenance que l'employeur doit respecter lorsqu'il rompt le contrat. La rupture n'intervient plus systématiquement du jour au lendemain.

La loi confirme par ailleurs que la rupture peut intervenir sans qu'il soit nécessaire de la motiver (c'est à dire d'en justifier le motif par écrit) et que cette rupture intervient sans aucun versement d'indemnité.

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06 janv. 2009

Période d'essai : elle doit être obligatoirement prévue par écrit dans le contrat de travail

Les nouvelles dispositions du Code du travail sont claires : " la période d'essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas : elles sont expressément stipulées dans le contrat de travail."

La loi du 24 juin 2008, transcrite dans le Code du travail, oblige par conséquent à présent l'employeur à préciser obligatoirement par écrit dans le contrat de travail la prériode d'essai, mais aussi la possibilité de la renouveler.

Ceci est valable pour tous les contrats de travail conclus à compter de la date d'entrée en vigueur de la loi.

Auparavant, mis à part pour certaines catégories de salriés (CDD, VRP..), la loi n'était pas assez précise.

En cas d'oubli de cette clause dans le contrat il n'y a pas de période d'essai. Il sera impossible à l'employeur de prétendre qu'il existe une période d'essai parce que la convention collective le prévoit.

Par conséquent, lors de la signature d'un contrat de travail, les deux parties signataires doivent être vigilantes et bien se poser toutes les questions à ce sujet.

Source : article 1221-23 Nouveau du Code du travail

06 janv. 2009

Peut-on augmenter la durée normale de la période d'essai d'un commun accord ?

Fréquemment, des managers ou des chefs d'entreprises posent la question : on est en fin de période d'essai avec un collaborateur et il n'y a plus de prolongation possible ; en l'état ça ne va pas mais nous souhaitons quand même tous les deux se laisser encore un peu de temps avant de tirer une conclusion définitive....

Pouvons nous prolonger la période d'essai d'un commun accord, en le prévoyant par écrit ?

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