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Vendredi 10 Septembre 2010
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Licenciement faute grave

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12 août 2010

Faute grave pendant le préavis

Voici une situation qui se produit parfois. Un salarié est déjà licencié (il a reçu sa lettre de licenciement) et effectue son préavis dans l'entreprise. Durant cette période de préavis, l'employeur découvre une faute grave commise par le salarié. Il décide alors de rompre le préavis immédiatement.

Est-ce régulier ?

Oui,, même si le licenciement a déjà été notifié, l'employeur peut tout à fait rompre le préavis si une faute grave du salarié survient. Mais attention, cette faute sera sans incidence sur son droit à l'indemnité de licenciement et à l'indemnité compensatrice de congés payés.

L'indemnité de licenciement reste due



Le contrat de travail a déjà été rompu au moyen d'un licenciement. Les droits du salarié sont fixés au moment de la notification du licenciement par les termes de la lettre de licenciement.. L'indemnité de licenciement reste due par l'employeur car elle a pris naissance à la date de la notification du licenciement et ne peut pas être remise en cause par des faits ultérieurs.

Pas d'indemnité de préavis pour la partie restant à courir

Si une faute grave est commise durant le préavis, cela justifie son interruption et le solde du préavis ne sera alors pas rémunéré. Mais attention, pour cela, l'employeur doit respecter la procédure disciplinaire obligatoire : convoquer le salarié à un entretien préalable, notifier par écrit la sanction. S'il ne le fait pas, la sanction sera irrégulière.

Le salarié pourra contester devant le Conseil de prud'hommes, y compris en référé (procédure d'urgence) et obtenir la condamnation de l'employeur.

Source : Cass. Soc. 4 juillet 2007 n°05-45.221. YN avocat Lyon août 2010

08 avr. 2010

Faute grave commise pendant le préavis

Cas pratique : un salarié est licencié, mais pas pour faute grave. Son préavis lui est donc payé et son indemnité de licenciement est due. Toutefois, ultérieurement, pendant l'exécution du préavis, l'employeur reproche à ce salarié d'avoir commis une faute grave : il rompt alors le préavis pour faute grave.

Est-ce possible ?

Oui, sur le principe, c'est tout à fait possible, dès lors que l'employeur constate une faute grave commise durant le préavis. Encore faut-il que la faute grave soit réelle et démontrée. Ce sera à l'employeur d'en apporter la preuve devant le Conseil de prud'hommes en cas de contentieux.

La procédure disciplinaire doit être respectée

L'employeur qui rompt le préavis pour faute grave doit convoquer le salarié à un entretien préalable et lui exposer les motifs de cette rupture de préavis, avant de notifier par écrit sa décision. C'est la procédure disciplinaire, définie aux articles 1232 et suivants du Code du travail qui doit impérativement s'appliquer.

Quelles conséquences ?

En rompant le préavis pour faute grave, l'employeur supprime l'indemnité compensatrice de préavis qui restait due. En revanche, l'indemnité de licenciement reste due : elle ne peut pas être supprimée, et ce malgré la faute grave alléguée par l'employeur. En effet, le droit à l'indemnité de licenciement s'apprécie au moment du licenciement et non pas au moment de la rupture du préavis.

YN avocat Lyon avril 2010

02 juil. 2009

Licenciement au retour du congé maternité

Le licenciement d'une salariée ne peut pas être notifié, ni prendre effet pendant son congé maternité. Ce point est connu et il découle de l'article L. 1225-4 du Code du travail.

Mais ce qui est moins connu, c'est qu'il n'est pas possible non plus de licencier une salariée dans les 4 semaines qui suivent son retour de congé maternité, sauf cas de faute grave.

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07 avr. 2009

Licenciement pour faute grave et connections internet

Dans un très récent arrêt, la Cour de Cassation a validé le licenciement pour faute grave d'un salarié qui avait à son actif 41 heures de connexions internet personnelle en un mois.

L'employeur peut tout à fait contrôler les connexions internet d'un salarié. Et le fait d'utiliser internet abusivement de son poste de travail est donc considéré comme une faute.

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01 avr. 2009

Qu’est ce qu’une mise à pied ?

La question est souvent posée : qu'est-ce qu'une mise à pied ?

Dans quel cas l'employeur peut-il mettre à pied un salarié ? Et quelles en sont les conséquences ?

Une mise à pied est une décision de l’employeur qui consiste à mettre temporairement à l’écart un salarié de l’entreprise.

Mais attention, il existe deux sortes différentes de mise à pied :

- la mise à pied disciplinaire,

- la mise à pied conservatoire.

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04 déc. 2008

Licenciement pour faute grave : délais de prescription des faits

Attention à la prescription des faits fautifs : un licenciement pour faute grave ne peut être engagé sur la base de faits fautifs découverts il y a plus de deux mois. Cette prescription des faits est issue de l'article L.1332-4 du Code du travail.

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18 nov. 2008

Licenciement pour faute grave : principes de base

Qu'est ce qui différencie un licenciement pour faute grave d'un licenciement ordinaire ?

Le salarié concerné se trouve dans une situation disciplinaire : une faute lui est reproché. Il ne s'agit donc pas de motifs tels que l'insuffisance de résultat (pour un commercial), l'insuffisance professionnelle...etc

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18 nov. 2008

Licenciement pour faute grave : procédure spécifique

Dans le cadre d'un licenciement pour faute grave, la procédure qui doit être suivie par l'employeur est la procédure disciplinaire. Cette procédure comporte quelques différences avec la procédure requise dans le cadre d'un licenciement classique.

La convocation à un entretien

La première étape est la convocation du salarié à un entretien préalable à un éventuel licenciement disciplinaire. La lettre, remise en main propre ou adressée en recommandé doit mentionner clairement qu'un licenciement est envisagé. En revanche, la lettre de convocation ne mentionnera pas les motifs de ce licenciement. Les autres mentions obligatoires sur la lettre sont : la date, l'heure et le lieu de l'entretien, ainsi que le fait qu'il est possible de se faire assister, lors de cet entretien, par une personne appartenant au personnel de l'entreprise. Cette personne n'est pas obligatoirement un représentant élu du personnel.

Pas de délai minimum entre la convocation et l'entretien

Le salarié doit être averti suffisamment à l'avance, non seulement du moment mais aussi de l'objet de l'entretien afin de pouvoir y réfléchir et se faire assister s'il le souhaite. Il n'y a aucun délai minimal, contrairement à la procédure de licenciement non disciplinaire.

La mise à pied durant la procédure

Si les faits reprochés sont graves et rendent impossible le maintien du salarié dans l'entreprise, l'employeur peut assortir la convocation à l'entretien préalable d'une mise à pied conservatoire. Le salarié est alors dispensé d'exécuter son travail dans l'attente de la sanction à intervenir.

Le déroulement de l'entretien

L'entretien est contradictoire : l'employeur indique le motif du licenciement pour faute grave envisagé et recueille les explications du salarié.

La notification du licenciement pour faute grave

L'employeur devra respecter un délai de réflexion d'un jour franc avant de notifier le licenciement, si cette mesure est confirmée à l'issue de l'entretien. Exemple : si l'entretien a lieu un lundi, le licenciement ne pourra être notifié avant le mercredi.

Un délai maximum pour notifier le licenciement

L'employeur dispose d'un délai maximum d'un mois, à compter de l'entretien, pour notifier le licenciement pour faute grave. Ceci est spécifique au licenciement disciplinaire.