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Vendredi 10 Septembre 2010
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Clause de non concurrence

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17 mai 2010

Clause de non concurrence - contrepartie pécuniaire

Une clause de non concurrence doit impérativement comprendre une contrepartie pécuniaire pour être opposable au salarié. Cette contrepartie pécuniaire doit être mentionnée dans le contrat de travail. Ainsi, par exemple, la clause du contrat de tvail peut prévoir le versement mensuel, par l'employeur, pendant un an d'une somme égale à 25 % de la dernière rémunération mensuelle brute.

Si la clause de non concurrence ne prévoit pas de contrepartie pécunière, elle n'est pas valable. Le salarié peut alors considérer qu'il n'est pas lié par une clause de non concurrence.

La convention collective

Mais il ne suffit pas de vérifier le contenu du contrat de travail : il faut aussi lire attentivement la convention collective applicable à l'entreprise. En effet, certaines conventions collectives prévoient obligatoirement une clause de non concurrence. Dans ce cas, la clause conventionnelel s'applique au salarié.

Dans un arrêt récent, la Cour de cassation a d'ailleurs jugé que la clause de non concurrence prévue par la convention collective, qui prévoyait une indemnité forfaitaire de 50% du salaire annuel brut, devait s'appliquer dès lors qu'elel étai tplus favorable (au salarié) que le contrat de travail.

Source : cassation sociale, 5 mai 2010, n°09-40.710 D. YN avocat Lyon mai 2010.

07 mai 2010

Clause de non concurrence et convention collective

Lorsqu'un salarié fait l'objet d'un licenciement, l'employeur peut-il lui imposer le respect d'une obligation de non concurrence si le contrat de travail ne prévoit rien à ce sujet ?

La clause de non concurrence peut être prévue expressément dans le contrat de travail, mais aussi ne figurer que dans la convention collective applicable dans l’entreprise.

Deux situations sont donc à distinguer :

- Lorsque la convention collective prévoit de manière obligatoire une clause de non-concurrence, celle-ci s'impose au salarié à la condition qu’il ait été informé de l'existence de la convention collective et qu’il ait été mis en mesure d'en prendre connaissance.

- Lorsque la convention collective n'envisage que la possibilité pour l'employeur d'insérer une clause de non-concurrence dans le contrat de travail, l'employeur qui n'a pas expressément prévu une clause de non-concurrence écrite dans le contrat ne peut pas se prévaloir de l'obligation de non-concurrence à l'encontre du salarié.

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05 mai 2010

Clause de non concurrence et liberté du travail

Le libre exercice d’une activité professionnelle est une liberté fondamentale protégée à la fois par des textes nationaux (Préambule de la Constitution de 1958) et internationaux (Art 15 Charte des droits fondamentaux de l’UE).

La clause de non concurrence constitue donc une entrave à la liberté du travail qui est admise et qui est possible à certaines conditions.

Il s’agit d’une clause par laquelle l’employeur interdit à un salarié lors de son départ de l’entreprise et pendant un certain temps après, d’exercer une activité concurrente. Elle peut être prévue au moment de la conclusion ou au cours de l’exécution du contrat de travail.

Pour être valable la clause de non concurrence doit obéir à 3 conditions cumulatives :

- Elle doit être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise On entend par intérêt légitime le fait que l’entreprise serait susceptible de subir un préjudice au cas où le salarié viendrait à exercer son activité professionnelle dans une autre entreprise ou à titre indépendant.

- Elle doit être limitée dans le temps et dans l’espace La limitation dans le temps couramment admise est en général d’un an, 18 mois voire 2 ans. La limite spatiale est le lieu où le salarié peut faire une concurrence réelle à l’employeur. Il peut s’agir d’une ville, d’un département ou d’une région. En revanche, une interdiction d’exercer dans toute la France ne peut s'apprécier qu'au regard de la spécificité de l’emploi concerné. Par exemple : un pâtissier à Lyon ne pourrait pas se voir interdire l’exercice de son activité à toute la France. A l’inverse, un directeur commercial France dans la grande distribution pourrait se voir interdire d'exercer une fonction analogue dans ce secteur d'activité précis (grande distribution) sur l'ensemble du territoire compte tenu de la spécificité de l'emploi concerné.

- Elle doit faire l’objet d’une contrepartie financière La contrepartie financière est devenue obligatoire depuis un arrêt de la Chambre sociale de 2002 (Cass. Soc. 10/07/2002). Une clause de non concurrence ne comportant pas de contrepartie financière sera considérée comme nulle.

15 sept. 2009

La validité d'une clause de non concurrence

Les contrats de travail mentionnent souvent une clause de non concurrence, mais cette clause n'est pas toujours valable.

En premier lieu, une telle clause doit être limitée dans le temps (un an, voire 18mois) et dans l'espace (c'est à dire limitée géographiquement).

Mais, depuis 2002, l'innovation importante est la contrepartie pécuniaire. Les décisions de justice sont contantes depuis 2002 : en l'absence de contrepartie pécuniaire, une clause de non concurrence est nulle. C'est dire qu ele salarié peut alors faire librement concurrence à son ex employeur lorsqu'il a quitté la société, suite à un licenciement ou à une démission.

C'est à dire que la clause doit prévoir expressément que pendant sa durée d'application, le salarié percevra une contrepartie pécuniaire égale mensuellement, par exemple, à 20 % de son dernier salaire.

Le principe est la clause de non concurrence est uen entrave à la liberté du travail. Par conséquent, pour parvenir à un équilibre entre l'entreprise et le salarié, il faut prévoir cette contrepartie.

Ce n'est donc pas la loi qui rend cette contrepartie pécunaire obligatoire. C'est la jurisprudence, c'est à dire les décisions de justice, et ce depuis 2002.

Quel est le montant minimum de cette contrepartie pécuniaire ?

Ce sont en général les conventions collectives qui prévoient le montant. c'est donc très variable : 20 %, 30 %...etc En dessous de 15%, l'entreprise prend sans doute un risque : il n'es tpas certain que cette contrepartie soit suffisante.

Il est bien évident que les salariés qui ont un contrat de travail ancien, c'est à dire antérieur à 2002, n'ont pas de clause de non concurrence valable. Ce n'est en effet qu'à compter de 2002 que les employeurs ont progressivement commencé à modifier en conséquence cette clause dans les contrats de travail.

Si cette jurisprudence commence à être ancienne, elle se confirme à nouveau puisque la Cour de cassation vient de juger dans le même sens en juillet dernier.

''Source : cassation sociale, 1er juillet 2009, n° 08-43.305. Yves Nicol avocat Lyon septembre 2009.''

28 oct. 2008

Clause de non concurrence (1) : principes de base

Vous souhaitez insérer une clause de non concurrence dans le contrat de travail d'un collaborateur ? C'est légitime mais attention, une telle clause n'est valable qu'à certaines conditions.

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28 oct. 2008

Clause de non concurrence (2) - Négociateur immobilier -

Vous dirigez une agence immobilière et embauchez un négociateur immobilier. Que doit prévoir au minimum la clause de non concurrence pour être valable ?

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28 oct. 2008

Clause de non concurrence (3) . Contrepartie financière

La contrepartie financière que l'employeur doit verser à un salarié démissionnaire (ou licencié) lié par la clause, est soumise à cotisations sociales ainsi qu'à CSG/CRDS. Cette indemnité entre également dans l'assiette de calcul d el'indemnité compensatrice de congés payés.